mercredi 27 janvier 2010

Classement 2009 des 50 premières banques mondiales par capitalisation boursière.

1 ICBC 186.84 -20.82 Chine
2 China Const Bank 122.17 -34.54 Chine
3 Bank of China 111.20 -19.70 Chine
4 HSBC 92.59 -46.77 Royaume-Uni
5 JP Morgan Chase 92.16 -14.08 USA
6 Wells Fargo 66.64 -1.61 USA
7 Banco Santander SA 60.08 -45.11 Espagne
8 Mitsubishi UFJ 59.83 -37.91 Japon
9 Bank of Communications 39.14 -30.14 Hong Kong
10 Intesa Sanpaolo 37.80 -44.93 Italie
11 Bank of America 35.41 -58.06 USA
12 Royal Bank of Canada 33.73 -39.04 Canada
13 Crédit Suisse 33.55 -26.98 Suisse
14 UBS 33.33 -37.59 Suisse
15 BBVA 33.31 -49.86 Espagne
16 Westpac Banking 32.46 -6.61 Australie
17 China Merchants Bank 31.73 -35.46 Chine
18 BNP Paribas 31.06 -60.30 France
19 Banco Itau 30.44 -44.96 Brésil
20 Commonw Bk Australia 30.40 -39.77 Australie
21 Sumitomo Mitsui 29.14 -50.83 Japon
22 Bradesco SA 27.97 -50.37 Brésil
23 Mizuho Financial 25.33 -54.59 Japon
24 Unicredit 24.44 -66.89 Italie
25 Bank of Nova Scotia 23.76 -46.40 Canada
26 Crédit Agricole 23.58 -41.82 France
27 Nat Australia Bank 23.47 -44.30 Australie
28 China Citic Bank 23.33 -18.19 Chine
29 Al Rajhi Bank 22.40 -33.39 Arabie saoudite
30 Hang Seng Bank 21.89 -37.54 Hong Kong
31 US Bancorp 21.76 -44.92 USA
32 Standard Chartered 21.56 -43.33 USA
33 Société Générale 19.86 -58.59 France
34 Banco Santander Brasil 19.45 -82.23 Brésil
35 Resona Holdings 19.14 8.75 Japon
36 Citigroup 19.02 -76.89 USA
37 Australia NZealand bk 18.41 -46.26 Australie
38 Deutsche Bank 16.81 -61.08 Allemagne
39 Banco do Brasil 15.96 -58.98 Brésil
40 State Bank India 15.62 -10.28 Inde
41 Nordea Bank 15.44 -55.22 Suéde
42 Shang Pudong 15.01 / Chine
43 Industrial Bank 14.89 / Chine
44 Lloyds Banking 14.53 -53.29 Royaume Uni
45 China Minsheng 14.27 / Chine
46 Canada Imperial Bank 14.00 -33.04 Canada
47 Bank of Montreal 12.94 -37.00 Canada
48 Northern Trust 12.86 -13.45 USA
49 DBS Group 12.69 -41.30 Singapour
50 Royal Bank of Scotland 12.37 -77.15 Royaume Uni

samedi 21 novembre 2009

les leaders du monde





Opinions et analyse des intérêts géopolitiques de la guerre au Darfour



Sur le plan international, les États-Unis qualifient l'action des Janjawids de génocide et exigent des sanctions commerciales internationales contre le Soudan et parlent même d’une intervention militaire alors que l'Europe cherche une solution diplomatique. La France juge très préoccupante l’extension du conflit soudanais aux pays voisins où elle maintient une assistance militaire, principalement au Tchad et en République centrafricaine.La Chine, principal exploitant industriel du pétrole soudanais, menace d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer des sanctions.

Selon Jan Pronk, la raison qui pousse le gouvernement soudanais à ne pas céder aux pressions de l'ONU, et donc à entretenir la crise est assez simple : empêcher la « montée en puissance de l’opposition intérieure », et éviter « le danger de perdre le pouvoir ».

Selon l'écrivain-journaliste F. William Engdahl, le conflit serait aussi dû à une compétition entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle des ressources pétrolières du Soudan, ce qui expliquerait tant les ventes d'armes de la Chine au Soudan que le soutien des États-Unis aux rebelles SLA, voire la qualification de génocide qu'ils veulent donner au conflit. En effet, au Tchad voisin, un oléoduc part vers l'Atlantique et des champs pétroliers y sont déjà exploités par la société américaine Chevron. Si les forces armées de libération du Soudan prennent le contrôle des ressources pétrolières au Darfour, les concessions ne devraient plus être accordées aux Chinois. Un des principaux chefs rebelles a été reçu par le président américain George W. Bush en Juillet 2006.

Les forces en présence au début du conflit du Darfour

Les forces en présence sont :

Les Janjawid, des milices désignées comme arabe recrutée parmi les tribus Abbala. Le gouvernement soudanais nie fournir une aide aux miliciens. Néanmoins Moussa Hilal, l'un des chefs des miliciens Janjawids a été nommé en janvier 2008 conseiller du ministère des Affaires fédérales soudanais. Selon Amnesty International, la Chine et la Russie fourniraient au gouvernement soudanais armes et appareils militaires, malgré un embargo de l'ONU.
Les forces de sécurités soudanaises
Les forces « rebelles » : Armée de libération du Soudan (SLA) et le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE). Le SLA aurait le soutien de l'armée populaire de libération du Soudan (appelée SPLM et soutenue par les États-Unis). Basé au Sud du Soudan, ce mouvement s'oppose au gouvernement central basé au nord.
Les forces d'interposition : environ 7 000 soldats de l'Union africaine (UA) ont été déployés dans la région dans le cadre de la mission AMIS pour protéger les civils. Leurs actions ont été considérées comme inefficaces. La création de la Mission conjointe des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour (MINUAD, UNAMID en anglais) a été décidé en juillet 2007 pour renforcer les effectifs des forces d'interposition. Le gouvernement de Khartoum a autorisé les casques bleus envoyés par l'ONU à entrer sur son territoire, pour renforcer la mission de l'Union africaine, des casques bleus de la mission MINUS sont déjà présents au Sud Soudan. Des tirs de l'armée soudanaise contre un convoi de la MINUAD en janvier 2008 ont engendré des tensions. Les forces soudanaises ont été accusées par les États-Unis et la Grande-Bretagne de chercher à bloquer la MINUAD.

Causes de la guerre civile au Darfour

Les raisons du conflit sont multiples et liées entre elles :

Une origine climatique et environnementale : un phénomène de sécheresse dans tout le Sahel, qui s'amplifie et de désertification qui a commencé depuis les années 1970.
Une explosion démographique, la population a doublé en 20 ans.
Une compétition pour l'espace.
Des ethnies différentes, aux répartitions imbriquées. La guerre de 2003 opposait au départ les Zaghawas aux Arabes pro-gouvernementaux pour ensuite s'étendre aux autres ethnies.
Les guerres du Tchad (1960-1990) et qui impliquaient les Zaghawas (ethnie étendue du Tchad au Soudan) ont une conséquence directe sur le conflit.
La découverte de ressources pétrolières qui suscitent les convoitises de grandes puissances, en particulier de la Chine.
Un pays vaste et mal unifié, le Soudan. Le pouvoir central néglige les peuples de la périphérie qui se révoltent. Il contrôle les conflits locaux afin de satisfaire certains de leurs intérêts.
Le Darfour est une région du Sahel qui se trouve à l'ouest du Soudan : 5 à 6,1 millions de personnes y vivent ; la région a un très faible niveau de développement : seulement un tiers des filles (pour 44,5 % des garçons) vont à l'école primaire.

La découverte du pétrole dans cette région a suscité les convoitises. Si le conflit a largement été décrit en termes ethniques et politiques, il s'agit aussi d'une lutte pour les ressources pétrolières situées au sud et à l'ouest.

Quatre peuples principaux sont installées au Darfour : les Fours, qui ont donné leur nom au Darfour, qui signifie en arabe la maison de Four, , les Masalits, les Zaghawas et les Arabes. Jusqu'à présent, le passage de chameliers arabes dans le Sud était demeuré sans incidents.

Pendant l'hiver 2002-2003, l’opposition au président soudanais Omar el-Béchir fait entendre sa voix. Au Darfour, des attaques antigouvernementales ont lieu en janvier et sont revendiquées par la SLA. En représailles, Khartoum laisse agir les milices arabes (les Janjawids dirigés par Choukratalla, ancien officier de l'armée soudanaise) dans tout le Darfour. Les armées soudanaises bombardent les villages du Darfour. Les populations sont victimes de bandes armées. Des observateurs humanitaires et diplomatiques accusent le gouvernement d'avoir armé et payé les Janjawids.