

Sur le plan international, les États-Unis qualifient l'action des Janjawids de génocide et exigent des sanctions commerciales internationales contre le Soudan et parlent même d’une intervention militaire alors que l'Europe cherche une solution diplomatique. La France juge très préoccupante l’extension du conflit soudanais aux pays voisins où elle maintient une assistance militaire, principalement au Tchad et en République centrafricaine.La Chine, principal exploitant industriel du pétrole soudanais, menace d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer des sanctions.
Selon Jan Pronk, la raison qui pousse le gouvernement soudanais à ne pas céder aux pressions de l'ONU, et donc à entretenir la crise est assez simple : empêcher la « montée en puissance de l’opposition intérieure », et éviter « le danger de perdre le pouvoir ».
Selon l'écrivain-journaliste F. William Engdahl, le conflit serait aussi dû à une compétition entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle des ressources pétrolières du Soudan, ce qui expliquerait tant les ventes d'armes de la Chine au Soudan que le soutien des États-Unis aux rebelles SLA, voire la qualification de génocide qu'ils veulent donner au conflit. En effet, au Tchad voisin, un oléoduc part vers l'Atlantique et des champs pétroliers y sont déjà exploités par la société américaine Chevron. Si les forces armées de libération du Soudan prennent le contrôle des ressources pétrolières au Darfour, les concessions ne devraient plus être accordées aux Chinois. Un des principaux chefs rebelles a été reçu par le président américain George W. Bush en Juillet 2006.
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