
Les débuts de Khadafi
D'abord un épisode très discret dans un vieux quatier de Londres.Quatres jeunes gens,dontdeux Arabes,arrivèrent au club des ambassadeurs,fréquenté a lma fois comme restaurant renommé et,a l'étage supérieur,comme salle de jeu de classe internationale.
Après le diner,les deux arabes,dont c'était l'une des rares soirées de permissions durant leur séjour d'entrainement dans les camps d'élite de l'armée britanique,montèrent au premier étage pôur regarder le spectacle.
Le plus jeune,étrange et robuste,s'approcha d'une table de jeu et,désignant l'un des joueurs,dit a son ami;"j'ai déja vu cet homme-là.Qui est-ce?et avec qui joue-t'il?"
Celui qu'il avait reconnu jouait de fortes sommes face a un célèbre armateur grec.A force de regarder fixamentcelui qui menait avec fièvre ce jeu d'enfer ou il perdit près d'une démi million de dollars en l'espace d'une heure,le jeune arabe l'indentifia enfin;c'étaitle conseiller du roi idriss.
Le soldat en fut glacé.Transformé en statue,s'imprégnant,rigide,de ce qu'il voyait là à deux mètre de lui;ces mains,ces billets,cette invresse du jeu,ce vertige.
Son camarade voulut l'entrainer,aller prendre un peul'air mais il refusa et dit seulement a voix basse;"Laisse-moi regarder encore.Voila donc ce qu'ils font de tout l'or qu'il nous volent?".
Il resta une heure de plus,comme pour assimiler totalement,et pour toujours,cette révélation.En un instant,le capitaine Muammar Kadhafi senti sur son épaule la main du destin.Il pratiquait une foi fervente,depuis sa jeunesse passé dans le désret avec sa tribu des Sénussis,sous les tentes de peau de chèvre,et pris le soir là la résolution d'obéir,sans hèsitation ni nuance,a ce que lui inspirait le prophète mohammed(pssl).
Le capitaine libyen s'en retourna au royaume d'Idriss ou,sous sa tente millitaire,il se mit a lire chaque soir pendant de longue heures.A coté du Coran,qui le plongeait dans la méditation,il disposait trois livres de chevet qu'ilreprenait regulièrement,les conjuguant dans sa réflexin.D'abord celui de son maitre politique;La "Philosophie de revolution",de Gamal Abdel Nansser.Ensuite les deux tomes complet des discours du président américain Abraham Lincoln pendant la guerre contre les sudistes,pour l'emancipation des esclaves noirs.Enfin les mémoires du très puritain et très calculateur général britanique qui,au cours de l'année brulante et décisive de l'affrontement des armadas blindées, le long de cette cote désertique du Caire a Tripoli,de la baied'Alexandrie et du golfe du syrte,contemplait chaque soir,placé sous sa lampende chevet,la photo de son adversaire légendaire,Rommel,pour mieux réfléchira sa stratégie du lendemain;le maréchal Lord Montgomery,devenu vicomte d'El-Alamein.
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